Questions ouvertes pour l'école du XXIe siècle : Faut-il encore transmettre ?

Faut-il encore transmettre ?

Enregistrement de la première séance du cycle de rencontres intitulé Questions ouvertes pour l'école du XXIe siècle, organisé par le Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (CEPA), l'Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education de Paris et la revue Skhole.fr.

Cette première rencontre s'est déroulée le Mardi 3 Juin 2014 à la Sorbonne sous la forme d'une table-ronde autour de l'ouvrage Transmettre, apprendre de Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet et Dominique Ottavi, en présence des auteurs.

Table-ronde animée par Emmanuel Brassat, Julien Gautier, Anne-Claire Husser et Denis Kambouchner.

Première partie - Présentation de l'ouvrage et réactions des auteurs

Deuxième partie - Questions de Emmanuel Brassat, Anne-Claire Husser et Denis Kambouchner

Troisième partie - Discussion générale avec la salle

Commentaires

plaisir d'apprendre

En troisième partie, une intervenant de la salle évoque un élève de première qui entrerait dans une bonne orthographe en réaction au désagrément que lui aurait procuré l'exposition au groupe d'une erreur qu'il a commise.
Les deux questions soulevées par cette intervenante sont celle de l'enseignement adressé à la personne et celle du plaisir comme moteur de l'apprentissage.

L'attention portée à sa propre orthographe, et au-delà à l'expression précise de sa pensée ( Quel mot ici ? Quelle tournure là ?...) relève d'une discipline qui s'acquiert peu à peu et dont un des objets, notamment pour les élèves les plus jeunes, est la décentration. Marcel Gauchet évoque la récitation comme activité scolaire autrefois controversée, mais à travers laquelle il a découvert que des élèves pouvaient éprouver un plaisir intellectuel. Je propose de considérer la dictée. Si on accepte que l'expression n'est pas un flux mais une maîtrise; la dictée, évidemment adaptée au niveau des élèves à laquelle elle s'adresse, constitue une illustration basique de l'exercice de cette maîtrise. Si l'enseignant, au delà d'un travail sur un point technique de l'orthographe, place explicitement la dictée proposée dans un objectif de maîtrise de soi, et donc de valorisation de l'expression personnelle, il rencontre une adhésion de la classe. Il y a un plaisir personnel à percevoir une capacité intellectuelle de contrôle, même à travers un support scolaire.

Merci pour ce moment.
Menge Thierry