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De la "désaffection" pour les études scientifiques, par Pierre Arnoux

Depuis 1995, les effectifs de bacheliers généraux, et en particulier de bacheliers scientifiques, stagnent, et les effectifs des premiers cycles universitaires s'effondrent. Cette évolution, évidemment contraire à la fameuse "économie de la connaissance" dont on nous parle sans cesse, est en général attribué à une prétendue "désaffection pour les sciences" qui serait un phénomène mondial. Au-delà des anecdotes, il n'y a aucune raison de penser qu'il existe vraiment une telle désaffection, et aucune explication au fait qu'elle aurait commencé à agir brutalement en 1995. On a par contre de bonnes raisons de penser que cette panne du système éducatif, qui va bien au-delà des sciences, est due à des réformes mal conçues et mal gérées du système éducatif (réforme des lycées, LMD, mastérisation...).

Qui veut encore devenir professeur ? ou la crise de la vocation enseignante, par Marian Balastre

Que devient la vocation enseignante ? En moins d'une décennie, les statistiques des candidats aux concours de l'enseignement ont chuté d'à peu près deux tiers. A quoi attribuer cette désaffection alarmante pour le métier de professeur ? Comment se fait-il que ce phénomène, assez grave pour l'avenir des institutions scolaires et de la culture intellectuelle, soit si peu mis en exergue dans l'actualité politique ou universitaire ?

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