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L’invention scolaire de la singularité, par Marc Crépon

Dans cet article, le philosophe Marc Crépon se propose de penser la vocation de l’école comme « invention de la singularité » : le but de l’éducation scolaire, ce pourrait être que la nouveauté advienne, ce qui ne va pas de soi.

Série Charles Péguy et l'éducation

Isabelle de Mecquenem, professeur de philosophie à l'IUFM/Université de Reims, propose ici une "série" en trois volets consacrée à Charles Péguy et l'éducation.

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Série Péguy - 1 - « L’enseignement a pris une telle place dans le monde moderne que… »

Isabelle de Mecquenem, professeur de philosophie à l'IUFM/Université de Reims, propose ici le premier volet d'une "série" consacrée à Charles Péguy et l'éducation.

L'école, question philosophique - avant-propos, par Denis Kambouchner

Denis Kambouchner vient de publier L'école, question philosophique aux éditions Fayard (01/2013). Nous vous proposons d'en lire d'ores et déjà l'avant-propos, reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

De la "désaffection" pour les études scientifiques, par Pierre Arnoux

Depuis 1995, les effectifs de bacheliers généraux, et en particulier de bacheliers scientifiques, stagnent, et les effectifs des premiers cycles universitaires s'effondrent. Cette évolution, évidemment contraire à la fameuse "économie de la connaissance" dont on nous parle sans cesse, est en général attribué à une prétendue "désaffection pour les sciences" qui serait un phénomène mondial. Au-delà des anecdotes, il n'y a aucune raison de penser qu'il existe vraiment une telle désaffection, et aucune explication au fait qu'elle aurait commencé à agir brutalement en 1995. On a par contre de bonnes raisons de penser que cette panne du système éducatif, qui va bien au-delà des sciences, est due à des réformes mal conçues et mal gérées du système éducatif (réforme des lycées, LMD, mastérisation...).

De la tête bien faite du maître à celle de l’élève

Comment concilier la masse croissante des savoirs dans nos sociétés de la connaissance, et les capacités cognitives limitées d’un individu d’une part, les besoins en formation d’experts hautement spécialisés et, à l’inverse, les besoins de hauteur, de compréhension générale, d’autre part ? Nathalie Bulle s’interroge sur ces questions en s’appuyant sur la notion de "tête bien faite", empruntée à Montaigne.

L’indestructible latin, bientôt plus personne pour le comprendre ?

Cet article propose de parcourir le fécond ouvrage, Sans le latin…, sous la direction de Cécilia Suzzoni et Hubert Aupetit (Mille et une nuits, 2012). Poètes, homme d'Eglise,  universitaires, traducteurs éclairent avec érudition à quel point le latin vit encore, pour qui veut bien y prêter l’oreille. Encore faut-il que l’école continue à transmettre « le fait latin » pour qu’il soit toujours possible d’en goûter les richesses, qui débordent les frontières du temps comme géographiques, et qui a innervé l’ensemble des savoirs, pas seulement la langue française.

Le programme de « français-philosophie » des classes préparatoires scientifiques : quels enseignements en tirer ?, par Frédéric Dumont

Les programmes de français-philosophie, dans les classes préparatoires scientifiques, trop peu connus, offrent une expérience intéressante de pluridisciplinarité : chaque année un thème, une problématique, fédère des œuvres philosophiques, littéraires, qui mobilisent d'autres disciplines, dont l'histoire. De l'interdisciplinarité, on parle beaucoup : il s'agit ici de tirer des enseignements d'une expérience réelle qui semble, depuis longtemps, faire consensus. On ne parle pas des trains qui arrivent à l'heure...