La phobie de l'échec scolaire

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Le projet de réforme de la formation des enseignants engage une modification profonde du profil des futurs professeurs. Il élève formellement d’un an leur niveau de recrutement en exigeant pour la présentation du Capes non plus la licence, mais une première année d’un des masters de l’enseignement en cours de création. Cependant il modifie fondamentalement le concours du Capes lui-même. L’idée est de passer d’une logique de recrutement « disciplinaire » à une logique « professionnelle ». Les nouveaux concours comprennent des épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement adapté au niveau des classes, et la connaissance du système éducatif. Les candidats, qui ne seront plus « classés » principalement en fonction de leur niveau de maîtrise de leur discipline de formation, seront-ils pour autant de meilleurs « pédagogues » ? Rien n’est moins sûr. Seront-ils mieux préparés aux diverses situations d’enseignement qui se présenteront à eux dans l’avenir ? Non. Or, n’était-ce pas la question centrale à laquelle une évolution de la formation enseignante devait faire face ?

Le prétendu recentrage sur le métier, qui met le niveau de formation disciplinaire des professeurs au second plan, est aussi important que celui instauré par la loi d’orientation sur l’éducation de 1989, qui prétendait mettre l’élève au centre du système éducatif et dont les effets ont été désastreux. Tout se passe comme si l’échec du progressisme en matière pédagogique devait être combattu par une progression de la « désintellectualisation » de l’école.

A l’origine du projet de « professionnalisation » du recrutement des enseignants se situe le constat des résultats médiocres des élèves de notre système éducatif dans les enquêtes internationales. Le Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant, issu du rapport Pochard, évoque bien le caractère malaisé des comparaisons en raison des variations des populations en cause. Par exemple, si l’on considère l’enquête PISA où les résultats des élèves finlandais se distinguent depuis sa création en 2000, il apparaît que la différence globale observée entre la France et la Finlande disparaîtrait si l’on mettait de côté, en France, les 10% de jeunes qui réussissent le moins bien[1]. Mais encore,  PISA n’évalue pas, en mathématiques par exemple, des habiletés scientifiques à proprement parler. L’enquête se limite à ce que l’OCDE juge essentiel pour la vie ordinaire de tout citoyen (ce qui est nommé “mathematical literacy”). On peut espérer que la qualité d’un système éducatif entraîne de bonnes performances relatives dans une enquête telle que Pisa, mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai.

Le système finlandais est, d’un point de vue pédagogique, inspiré par le modèle anglo-saxon. Sorti des mathématiques de tous les jours, ses performances sont plutôt très moyennes, comme l’attestent d’autres enquêtes internationales visant à évaluer des compétences plus générales (IEA 1981, TIMSS 1999) ou des enquêtes infra nationales menées dans des instituts polytechniques voués aux sciences appliquées (l’une d’elle montre que 65% des étudiants finlandais testés, soit 1560 sur 2400 n’ont pu résoudre un problème élémentaire nécessitant la différence de deux fractions et la division du résultat par un entier). Les professeurs de l’enseignement supérieur en Finlande, dans les universités et écoles d’ingénieur, s’alarment de la chute du niveau des étudiants. Ils dénoncent le cercle vicieux qui consiste à devoir retravailler des concepts qui auraient dû être maîtrisés au lycée et qui ne l’ont pas été, parce qu’au lycée, le temps a dû être employé à revoir des concepts qui auraient dû être acquis au collège[2].

L’enquête PISA ne donne qu’un aperçu très incomplet de la qualité relative des systèmes éducatifs. Cependant le problème qu’elle soulève est celui des élèves en échec dans le système éducatif français. Le projet de changement du profil des enseignants s’enracine dans un sentiment d’inadaptation, voire de dérive de notre système, si l’on croit « les témoignages de plus en plus nombreux des enseignants, à tous les échelons de l’école, sur le niveau très bas d’un trop grand nombre d’élèves »[3].

Partant de ce constat, les réformateurs envisagent une solution dont les conséquences pourraient bien précipiter le système d’enseignement secondaire dans la voie d’un échec plus général. Pour surmonter le problème du niveau de plus en plus faible des élèves en difficulté, ils proposent d’étendre à tout le système d’enseignement secondaire la logique réformatrice qui a conduit le collège à sa perte. Toutes les réformes du collège réalisées depuis quarante ans ont en effet été conçues pour les 15 à 20% d’élèves qui, comme le relevait un inspecteur général de l’Éducation nationale en 1980, Jean Binon « se trouvent dès la fin du CM2 en situation d’échec scolaire à peu près définitif… On ruine le dispositif d’enseignement pour eux, ajoutait-il, sans parvenir à ce qu’ils en tirent profit. » Pour ces élèves, il faut se convaincre que les problèmes qu’ils rencontrent doivent être résorbés le mieux possible bien en amont des cursus scolaires, avant que l’accumulation des difficultés n’entraîne des retards irrémédiables.

Mais encore, ces élèves qui réussissent le moins bien pour des raisons multiples, n’ont-ils pas déjà fait les frais du progressisme pédagogique dont on sait que les effets négatifs tendent à être plus discriminants à l’endroit des élèves les plus faibles ? Dominant les évolutions des programmes et des méthodes, les principes progressistes ont entraîné un affaiblissement important de la transmission explicite, progressive et structurée des savoirs disciplinaires. Or, tous les indicateurs convergent pour démontrer que cet affaiblissement est à l’origine de la chute observée des habiletés des élèves, en lettres comme en sciences[4]. Le progressisme a la vertu de mettre l’accent sur l’activité de l’élève. Il a le tort de l’opposer à la transmission des savoirs disciplinaires. Au lieu de mettre fin à cette opposition en grande partie responsable des dysfonctionnements actuels, on choisit de soigner le mal par le mal. A ceux qui mènent un combat contre la raison « abstraite » que l’idéologie progressiste associe naïvement aux divisions sociales, s’ajoutent, on le sait, ceux qui veulent bien soutenir l’enseignement pour tous à condition qu’il ne coûte pas cher.

L’importance du niveau académique du corps enseignant, pour la réussite des élèves et la réduction de l’inégalité des chances, a pourtant été mise en évidence par toutes les études comparatives réalisées depuis plus de quarante ans. Ces études montrent que les facteurs qui favorisent la réussite des élèves et s’avèrent avoir les effets les moins discriminants sur les résultats des enfants issus des milieux défavorisés sont les suivants : l’exigence académique des cursus, la qualité du corps enseignant (liée à son niveau de recrutement et à sa reconnaissance sociale), la personnalité du chef d’établissement  ainsi que la clarté des objectifs. Cette clarté des objectifs se traduit par le caractère explicite des exigences et des normes, la visibilité des règles de fonctionnement et des critères de réussite[5]. Contrairement à nombre d’idées reçues, les enseignants qui ont les meilleurs résultats dans les collèges réputés difficiles sont le plus à l’aise vis-à-vis du savoir qu’ils enseignent, et sans complexe au regard des idées martelées dans nombre d’IUFM. On sait que les IUFM créés par la loi sur l’éducation de 1989 pour unifier la formation des enseignants du premier et du second degré, ont été des instruments de la propagation des idées progressistes en matière pédagogique. Les universités qui les ont récemment intégrés ne protégeront pas nécessairement les futurs masters enseignants de l’influence d’idées fausses ou réductrices sur l’école et la pédagogie. Hier, la difficulté du Capes engageait nombre de candidats à ne présenter le concours, non au niveau bac+3, mais bac+4 ou bac+5, après une ou deux années de master, en préparant en même temps l’Agrégation. Demain, les masters enseignants prendront en charge la formation des futurs enseignants dès la licence. Ne prend-t-on pas alors le risque d’ouvrir grande la voie à la propagande au détriment de l’esprit critique ?

Nathalie Bulle, CNRS



[1] Cf. à ce sujet A.Bodin, « Ce qui est vraiment évalué par Pisa en mathématiques. Ce qui ne l’est pas Un point de vue français », Joint finnish-french conference, octobre 2005.

[2] Cf. les “lettres ouvertes” disponibles sur le web: “The PISA survey tells only a partial truth of Finnish children's mathematical skills” signée par plus de 200 professeurs d’université et d’instituts polytechniques finlandais et K. Tarvainen, S. K. Kivelä “Severe shortcomings in Finnish mathematics skills”.

[3] M.Pochard, Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant. Rapport au ministre de l’Education nationale, Paris, La documentation française, janvier 2008, p.8.

[4] Pour de récentes comparaisons confortant ce diagnostic cf. la récente note diffusée par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance « Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d'intervalle 1987-2007 », Les notes d'information, D.E.P.P, n°08.38, décembre 2008.

[5] Cf. N.Bulle (2009), L’école et son double. Essai sur l’évolution pédagogique en France, Paris, Hermann.

Commentaires

Echec scolaire

 

Les reportages propagandistes actuels (comme sur France Info) au sujet des maux de ventre des élèves révèlent une réelle ignorance des conditions concrètes de l’enseignement (la question de la salle unique pour une classe en est le témoignage, ainsi que le prétendu traitement infligé aux mauvais élèves par leurs pairs : chacun sait que ce sont plutôt les bons élèves qui sont montrés du doigt)).
La société dans son ensemble, et depuis la nuit des temps (au moins depuis l’exclusion de l’Eden !), vit d’angoisse, de labeur et de défis. Je ne vois pas pourquoi l’Ecole y échapperait, et à la suite de quel raisonnement elle se transformerait en parc d’attraction. Le monde post-scolaire est bien plus traumatisant et déstructurant, avec ses licenciements, son chômage, son harcèlement au travail, son surendettement et ses mensonges politiques et médiatiques. Le cadre scolaire apparaît dès lors comme un relatif havre de paix, qui permet l’accès à la vraie liberté, laquelle demande un effort et un certain surpassement de ses propres faiblesses.
L’enfer étant pavé de bons sentiments, il est clair maintenant, sauf pour les idéologues des syndicats d’instituteurs ou d’éducateurs, les hystériques des associations de parents d’élèves, animées d’ailleurs par des enseignants, ou bien les cyniques qui voient dans l’inculture généralisée l’équation enfin trouvée d’une société libérale avancée (vers quoi ?), que l’« improbable » accointance entre libertaires et libéraux trouve une légitimité dans la préparation d’un type humain, celui de l’avenir, dont nous voyons déjà les prémisses parmi les consommateurs apathiques, poreux au prêchi-prêcha, pulsionnels, ignorants, incultes, peu désireux d’en savoir plus, d’outrepasser les limites autres que celles des vitesses autorisées, des lignes de cocaïne et des portails des parcs d’attraction.
Nous savons, il faut le dire pour ceux qui luttent encore avec la passion des amateurs de beauté, de culture humaniste et de vérité, que le combat est désespéré.
Les destructeurs de cette belle tradition républicaine d’ailleurs n’ont pas tout à fait tort, il faut le reconnaître en s’en désolant. Que disent-ils ? Que, massivement, la société a opté pour les habitudes beaucoup plus souples, pour un accès plus facile à des sources de connaissances certes plus superficielles, mais qui ont l’avantage d’élargir le champ de conscience à la planète, et de fédérer en un immense magma les affects autour de thèmes universellement reconnus, comme la compassion, les droits de l’homme, des animaux, de la nature etc., voire la simple défense du consommateur; que l’individu actuel, atome d’une société de l’avoir, poursuit une stratégie de réussite, de satisfaction, le plus souvent sensorielle, dont la portée sociale et collective est subordonnée à son égocentrisme, y compris quand il compatit avec son prochain dans les grands messes télévisées, comme le Téléthon; que les « Grands récits » ont disparu au profit des petites historiettes de chacun ou des « people »; que cet individu, bien campé sur des certitudes médiocres, à la hauteur de ses préoccupations matérialistes et vulgaires, se moque éperdument de l’épopée historique des ancêtres, et que les seuls frissons qui lui parcourent le corps se produisent face à des jeux vidéo, des films pour ados ou des matchs, qui en modulent la représentation fantasmatique et les mauvais rêves; que, de toute façon, l’essentiel est qu’il se prépare au travail en entreprise, argument suprême pour Monsieur Prudhomme; qu’enfin cet être engoncé dans la gaine émotionnelle et nerveuse, souffre de plus en plus difficilement toute idée de sacrifice, d’austérité, de labeur long et fastidieux, de ténacité (sauf dans le domaine commercial, le seul « sacré » survivant du désenchantement du monde), d’effort et de discipline.
Nous avons là un fort fidèle portrait de l’élève moyen tel que formaté par le système néo-capitaliste (ou post-soixante-huitard), lequel réclame, dans sa prétention à exhiber son ego, comme ses aînés, tous les droits d’expression, de débats démocratiques, de votes etc., dont notre société démagogique, qui repose sur le dogme de la volonté populaire, est prodigue.
Et cette société, qui met dorénavant en avant, avec la forfanterie et la gouaille de maquignon qui sont les siennes, le droit à …, au lieu du droit de …, la revendication de la réussite pour tous, et, avec cette bêtise qu’elle tient de la culture stalinienne, évalue ses prétendus résultats (qui sont des escroqueries, comme tous les enseignants le savent) à l’aune de chiffres illusoires, les 80 % de reçus au baccalauréat, par exemple, et d’autres amuse-journalistes, ne peut qu’engendrer des frustrés, des ratés, des mécontents, des jeunes, à l’aube de leur existence, déjà empoisonnés par le ressentiment. D‘où le sentiment d’injustice, dans un pays qui a gardé de vieux réflexes de jacobins. Tout le monde docteur ou rien ! Comme l’indique un rapport de l’O.C.D.E., les familles accepteront plus facilement la baisse du niveau de culture et d’exigence que de se voir refuser l’accès aux classes supérieures. Comment alors s’étonner qu’il y ait 50 % d’échec en première année d’université quand il y a 100 % de réussite en fin de troisième ? Le report de toute sélection accroît bien évidemment la cruauté d’un nécessaire écrémage, in fine.
Et, malgré tout, bien qu’on ne donne plus, depuis longtemps, à nos enfants, les armes pour réfléchir et voir plus clair dans leur destin (le rideau d’encre de nos pédagomaniaques, qui sont en fait des pédagocrates, ne fait que voiler la réalité crue, pour la bonne raison qu’ils présupposent tous que l’enfant, étant doté naturellement d’une intelligence que leurs aînés ne font que gâter, n’ont rien à apprendre, et qu’ils n’ont qu’à se construire par eux-mêmes), sentent obscurément qu’on leur ment et qu’on les conduit à l’abattoir. Cela ne les empêche pas, du moins par le truchement d’associations lycéennes et parentales fort minoritaires, d’en exiger toujours moins, moins de travail, moins d’autorité, moins de sélection.
La vérité demande de constater que le corps social et les mentalités ont tellement dégénéré, au point d’occulter les vraies valeurs, qu’il semble impossible de réformer à rebours, de détricoter un costume qui semble contenter beaucoup de monde, à commencer par les petits arrivistes qui en vivent. L’un des vices de la démocratie étant que le peuple offre bénévolement le bâton pour se faire battre.
 

Echec scolaire et opposition ?

  Claude , vore analyse amère ne peut que nous inciter à pour -suivre notre travail en sens inverse , celui que suit le poisson vivant contrairement au poisson qui lui, suit lui le courant de la rivière.

  L'inquiétude vient pour moi du "camp politique" qui se restructure en face.                                                                                   Bruno Juillard en est un triste et parfait exemple.

    Responsable national au PS du secteur de l'éducation ( le PS agommé "nationale" ) , cet ex-pdt de l'unef avait  brillamment lâché la mobilisation étudiante contre la Loi Pécresse, et ce afin d'accéder à un rang d'éligibilité sur la liste Delanoé dans une circonscription de Paris , donc afin de rassurer en donnant une image de modéré assagi aux futurs électeurs , - et peut-être afin également d'obtenir son statut d'adjoint au Maire et un appart sympathique par l'opac .

  Désormais, politique professionnel, il accumule les invectives contre le corps professoral .

Dans un n° du "Monde" après le congrès de Reims et la victoire relative de son courant , il refusait qu'un "atelier" national du PS sur l'école ne se "transforme en mille-feuilles revendicatif" (sic) . Puis dans le "Paris-Match" de la semaine passée , posant avec des "surdiplômés" - Julien a une maîtrise de droit public , c'est presque mieux qu'un certain Jean - il revendi -que le droit des nouvelles générations à l'exercice de plus de pouvoir politique. Il s'associe pour cela dans l'article avec deux jeunes UMP dont un admirateur de Churchill. Tous nos maux viendraient de là.

Membre de l'aile gauche du PS ( "un monde d'avance" , ex-NPS ) qu'est-ce que ce nouveau Rastignac peut apporter au pays ?

La même chose qu'une Ségolène ou un autre Nicolas , Manuel ou Arnaud , le reflet de l' arrivisme des incultes verbeux et cupides que certains vont appeler "dynamisme","parler vrai" ou "modernité"...  

Restent les sites comme le vôtre, www.pouruneconstituante.fr, sauverles lettres.net, FO ou aux antipodes - apparentes ?- les gaullistes historiques de www.deboutlarepublique.fr ...

Qu'en pensez-vous Claude ?

corrigé de 2 fautes d'expression

L'impossibilité de visualiser le texte et des maladresses de ma part expliquent 2 passages obscurs :

- l'image du poisson qui suit le courant n'était pas complète : il s'agit bien sûr du poisson mort.

- une parenthèse suit le 3e § présentant Juillard et précède le récit de son ascension rapide après un temps plutôt long d'étude pour l'obtention de sa maîtrise de droit public, 5 , 6 , 7 ans ? - mais n'oublions pas non plus sa détermination du temps du mouvement anti-CPE , détermination légitime ô combien ! qui a pu lui prendre beaucoup d'énergie par la suite ou auparavant - .

Or cette parenthèse est inintelligible : elle devait séparer l'auxiliaire "a" de son part.passé "gommé" à propos de l'adjectif "national" qui a dû affoler plus d'un quadra, quinqua, sexta, septua , octa, nona du PS eurocratique.

quelle opposition politique ?

Sans désir d'achever - nous n'en avons absolument pas la possibilité - les dangereux carriéristes vendant n'importe quelle idéologie pour pouvoir s'installer et grimper ensuite dans n'importe quelle Cour , la mention de Bruno Julliard dans l'analyse de l'opposition face aux pb scolaires, tombe malheureusement à pic .

Lors de la polémique sur la "cagnotte" versée par un rectorat - et donc concernant l'argent du contribuable - aux élèves présents aux cours, notre cher Bruno avait saisi l'occasion médiatico-politicienne de la "petite phrase", en vogue en ces temps d'infos aux ordres et donc creuses,  en déclarant qu'il trouvait " l'initiative intéressante" (sic) .

Se démarquer, se distinguer des favoris voire du Prince...après avoir soutenu Hamon, mais aussi auparavant avoir exécuté les révérences attendues auprès de Valérie Pécresse et la LRU.

Royal/Peillon/Juillard/etc.

  Après les mises au point plus que nécessaires sur des représentants de la "gauche du PS" , il ne faudrait  pas oublier la droite du PS , encore hégémonique, qui a fait parler d'elle ce we à Dijon.

- Pourquoi pas de site "interactif sur sauv.net  au fait ?-

  Peillon écrit dans une tribune en fin de semaine sur "le Monde" : l'école est l'affaire de la gauche . Puis habilement entre les lieux communs et les tirades creuses du triste prof de philo qu'il devait être, mais rassurons-nous, déchargé depuis belle lurette et recevant de grasses indemnités désormais , il glisse " un professeur devra bien assurer 9 HEURES de plus en collège afin d'animer et surveiller...".

  On se rappelle les "35 heures du prof par semaine" de Royal candidate jadis. Les mêmes rattaquent : école-lieu de vie-profs qui ne "foutent rien"- salaires indécents mais suffisants vu les statistiques de l'Ue..

   Dimanche Bécassine débarque avec ses tracts d'IGV-remboursée pour les élèves poitevines de 15 à 18 ans, qui attendent peut-être autre chose d'une élue socialiste comme la restauration des heures de cours, de dédoublement, d'options, de cursus sérieux dans le professionnel , d'un cadre de travail décent et réglementé plus tard, d'une économie régulée et protégée, etc.

  Non, le bobo Cohnbendit, Hue le paumé et la Modef Sarnez  bronzée à particule ont consolé Peillon le songe-creux, devant Royal qui a essayé de lui prendre la vedette.

Qu'est-ce que cette opposition dite légale, représentative et alternative peut NOUS apporter ?

Si un jour vous deviez avoir

Si un jour vous deviez avoir une chose interessante à dire plutot que ces attaques sottes contres les personnes, prévenez-nous à l'avance.