Entretien Kambouchner, Meirieu, Stiegler - 1e partie : écriture et numérique

A Skhole, nous soutenons d’une part que les institutions proprement scolaires sont historiquement et constitutivement liées à la longue histoire de l’écriture, dans ses étapes successives, et à l’histoire du savoir qu’elle supporte. D’autre part, nous pensons que la période actuelle – XXe et XXIe siècles – se caractérise par un certain « retrait » de l’écriture, du moins sous sa forme livresque ou lettrée, et par le passage d’un « monde sur papier » (Olson) à un « monde sur écran », passage dans lequel nous voyons une mutation « civilisationnelle » aussi importante au moins que celle qui accompagna le développement de l’imprimerie.

Ces deux thèses nous paraissent de nature à éclairer ce que l’on peut qualifier de « crise » profonde des institutions scolaires, tant du point de vue de leurs finalités ou fonctions que du point de vue de leur modalités d’exercice. C'est d'abord sous cet angle que nous avons voulu interroger nos trois invités.

 

NB : l'ensemble de cette partie (env. 60') est présenté ci-dessous intervention par intervention. Mais vous pouvez aussi l'écouter - ou la lire - de manière continue en cliquant ici.


1 - Bernard Stiegler (19')

Il faut faire remonter l’histoire de l’école jusqu’à l’Académie de Platon, qui a fonctionné comme une sorte d'institution du rationnel, dressée contre le mésusage sophistique de l’écriture. En effet, dans le Phèdre, l’écriture apparaît comme un pharmakon, un poison et un remède à la fois, et qui nécessite bien des précautions d’usage. C’est pourquoi l’école n’est pas seulement le lieu de l’accès à l’écriture mais le lieu d’une thérapeutique de l’écriture (...).

Or, dans le contexte contemporain, nous sommes en train de vivre une transformation en profondeur des hypomnemata, des supports de mémoire, dont l’écriture – manuscrite puis imprimée - est un cas. (...) Le problème central est que le développement et la socialisation de ces nouveaux hypomnemata sont principalement pilotés par le marketing et les industries de programme, avec des effets essentiellement toxiques sur la jeunesse et l’ensemble de la population. C’est pourquoi l’école au sens large doit résolument s’emparer des NTIC en jouant un rôle thérapeutique à leur égard, afin de les convertir en de véritables instruments de savoir et d’individuation, ce qui suppose d’intégrer ces techniques et leur étude dans la base même de la formation du corps enseignant, et à tous les niveaux du système scolaire (...).

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

2 - Denis Kambouchner (8')

On assiste bien à une transformation de l’univers culturel dans son ensemble, porté par l’expansion des supports numériques, qui affecte d’une part les élèves et d’autre part les conditions même de transmission, de gestion et de production du savoir. Nous sommes tous désormais devant des écrans, et Internet est devenu l’outil de chaque moment. Il y a là à la fois d’immenses potentialités et d’immenses problèmes dont il ne serait pas concevable que nous ne nous saisissions pas : ainsi, l’école doit faire une place au numérique (...).

En même temps, l’école ne peut que rester un lieu archaïque : par sa fonction sociale d’accueil et de rassemblement des enfants sous la conduite des adultes, et par le rôle constitutif et irremplaçable de l’échange oral et de la communication narrative, l'école reste fondamentalement un lieu où des adultes racontent des histoires aux enfants. (...) Or il faut préserver ce noyau très solide et ancien contre différentes forces disruptives, plutôt que l’abandonner.

De ce point de vue, le problème n’est pas tant de savoir quelle place l’école doit faire aux nouvelles technologies que de déterminer à partir de quelles structures et relations conservées et perfectionnées entre les maîtres et les élèves l’usage de ces technologies doit se concevoir (...).

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

3 - Philippe Meirieu (12')

La question de l’écriture est en effet centrale dans la constitution des écoles telles que nous les connaissons, notamment en tant qu’elle a conduit à imposer le modèle frontal et collectif d’enseignement et la pratique généralisée des exercices d’écriture, avec toutes leurs ambivalences (...). Bien qu’il ne soit jamais garanti qu’un enseignement réalise effectivement ces potentialités, la pratique de l’écriture engage en principe des processus psychiques essentiels, tels que la fixation du flux psychique et du sens, ainsi que le différemment de l’expression et la conversion des contraintes de la langue en ressources pour la pensée (...).

Or le problème des nouvelles technologies est celui de leur usage dominant, qui tend à les faire fonctionner de manière stéréotypée et simplificatrice – sur le mode du « signal » - alors que rien ne s’oppose en principe à ce qu’elles deviennent l’occasion d’un véritable développement psychique, à la manière des pratiques classiques d’écriture (...). Comment faire en sorte de restituer l’interaction entre le sujet et la technologie, et s’assurer que les vertus fondamentales de l’écrit ne soient pas écrasées par la technologie ? De ce point de vue, les enseignants doivent sortir de l’oscillation entre totémisation et diabolisation des NTIC, et trouver les moyens d’en faire de nouveaux et authentiques instruments d’écriture (...).

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

4 - Denis Kambouchner (6')

L’apprentissage de l’écrire, l’entrée dans l’écriture est bien l’archi-condition pour toute suite d’études et pour toute autonomie intellectuelle. Or, si le numérique renforce une certaine pratique de l’écriture chez les élèves, il s’agit là bien souvent d’une écriture très élémentaire et approximative. Le problème est donc de faire entrer les élèves dans une pratique large et raffinée de l’écriture. (...)

La situation exige donc des enseignants une parole lettrée, ou plus précisément une familiarité plus grande encore que par le passé avec l’univers symbolique dans son ensemble, ce qui suppose une formation longue et approfondie : dans le nouveau contexte, la responsabilité intellectuelle exigée de l’enseignant est donc plus importante que ce n’était le cas dans les époques où le rapport au savoir était plus normé. (...)

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

5 - Philippe Meirieu (3')

En effet, la formation culturelle des enseignants doit être renforcée, dans toutes les disciplines : il faut que l’enseignant soit un être de culture, porteur de l’histoire des hommes.

A ce titre, les évolutions récentes, privilégiant l’évaluation quantitative de l’ensemble des acteurs du système scolaire, vont à l’encontre d’une telle exigence de culture. (...)

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

6 - Bernard Stiegler  (9') 

En réalité, il faut comprendre que l’industrialisation consumériste à l’œuvre depuis le XXe siècle a mis le principe du court-circuit des savoirs au cœur même du processus industriel. Et non seulement les consommateurs mais aussi les savants et les ingénieurs sont touchés par ce processus de prolétarisation, c’est-à-dire de perte de savoir : aujourd’hui, bien des biologistes, par exemple, n’ont jamais lu Darwin, car tout porte à croire qu’il ne faut plus s’encombrer avec les circuits longs de la transindividuation (l’histoire des disciplines, etc.). On assiste là à un processus de prolétarisation massif (...).

La finalité de l’école au sens large – du collège de France jusqu’à la petite école – doit donc être la déprolétarisation, qui est aussi une manière de reconstituer les relations inter-générationnelles, largement court-circuitées elles aussi par les industries de programme. (...)

De ce point de vue, la formation des enseignants doit être très fortement renforcée en compétences historiques et techniques, condition nécessaire pour pouvoir conjurer à l’école les effets toxiques et addictifs des usages dominants des nouvelles technologies, et parvenir à en faire des instruments d’autonomie et d’individuation. Il faut inscrire l’histoire des supports hypomnésiques, c’est-à-dire des dispositifs de prolétarisation et de déprolétarisation, dans la formation basique de tous les enseignants et à tous les niveaux.

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

7 - Denis Kambouchner (5')

Même s’il est certain que l’ensemble des niveaux du système scolaire communiquent entre eux, il reste que, du point de vue de l’élève, le moment de l’école primaire représente le moment fondateur et crucial de l’entrée dans l’univers symbolique : d’où l’importance décisive de la position de l’instituteur de la petite école. (...)

De manière plus générale, il est indispensable que tous les enseignants maîtrisent les savoirs de manière plus organique, plus historique que ce n’est le cas aujourd’hui. (...) De ce point de vue, les notions de prolétarisation et de déprolétarisation semblent en effet tout à fait opérantes.

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette intervention

 

Autres parties de l'entretien

Partie II :  L'école dans la "société de la connaissance"

Partie III :  L'école et l'idéal démocratique

 

Version audio intégrale et continue de cette partie (60')

Télécharger le mp3   Télécharger la version écrite complète de cette partie

Commentaires

La soumission à la société technicienne

Étrange, de la part de si grands penseurs, de si grands critiques du pédagogisme (Kambouchner), de voir ainsi acceptée l'intrusion de la technologie informatique à l'école.

Naguère Jacques Ellul démontra les mécanismes délétères de la technicisation de la société. Incontestablement, la technicisation de l'école par l'informatique est un aboutissement de cette dégradation culturelle et intellectuelle.

On a peine à comprendre pourquoi ces philosophes considèrent comme un impératif de se soumettre, comme de béats béni-oui-oui, à la société technicienne et à ses dérives libérales, commerciales, marchandisatrices, mécanisatrices, prolétarisatrices (excusez les néologismes, mais vous avez compris). Alors même que les finalités "archaïques" humanistes de l'école sont en même temps réaffirmées. Il est évident que ce n'est pas en informatisant l'école qu'on permettra aux fondamentaux archaïques de l'institution de perdurer : au contraire, on soutiendra ainsi leur désagrégation. Et ce en dépit de toutes les bonnes intentions éducatives, dont on sait par ailleurs, justement, qu'elles n'ont jamais servi qu'à effriter l'institution scolaire, et ce de manière particulièrement pernicieuse.

Pour le dire en un mot, malgré tout ce qu'il faudrait ré-expliquer : l'instruction primaire et secondaire par l'écriture manuelle sur support fixe matériel est un modèle didactique indépassable. Tout ce qui le remet en cause sape en même temps l'institution scolaire impliquée. Et tout le reste est un bavardage oiseux.

Pour développer la réflexion là-dessus :
http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/appen...

Hussard Noir
http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/home

Il faut refouler un certain Heidegger

Car, évidemment, il y en a plusieurs (Cf C.Malabou; Le change Heidegger).
Comme cela est très bien expliqué dans différents articles sur skhole: certaines innovations technologiques sont des pharmaka: remèdes et/ou poison -selon l'usage qui en fait.
Plutôt que de condamner sans examen, a priori, la technique, il faut donc essayer d'en penser un usage réfléchi. Par exemple, c'est grâce à internet et à l'intelligence des deux concepteurs de ce site que nous pouvons échanger des vues intéressantes sur l'école. Et pour en revenir à celle-ci, n'est-il pas urgent de donner des armes aux enfants pour leur apprendre à résister à l'abêtissement médiatopolitique? Donc, sans préjuger des modalités de mise en place au sein des programmes, il m'apparaît nécessaire, dans notre société actuelle, de ne pas évacuer d'un revers de main ce problème. Cela ne signifie aucun renoncement à la nécessité des exercices classiques et de la tradition "humaniste".

Salutations.

Technologie et valeur

Sans vouloir entrer dans une polémique (mais après tout pourquoi pas ? il en faudrait plus, afin d'assainir les débats), je récuse votre perspective ici.

Vous invoquez l'argument de l' "outil neutre". Mais cela repose pour moi sur plusieurs sophismes, relayés d'ailleurs souvent dans le discours démagogique ambiant en vigueur dans le milieu enseignant (comme les élèves prennent tout sur internet, on peut rien y changer, il faut donc s'adapter, etc. et puis avec la liberté pédagogique, on fait de l'informatique ce que l'on veut, c'est à chaque prof de l'utiliser à sa manière, etc.).

Tout d'abord je ne condamne nullement sans examen, a priori (quoiqu'il existe un certain Kant qui pose la nécessité du jugement a priori), la technologie. Je l'exclus de l'école primaire et secondaire, ce qui est bien différent.

Ensuite, l'argument qui fait prévaloir le pur statut d'outil de l'informatique me semble fallacieux. Tout outil implique une idéologie, du moins une valeur. Les valeurs de l'informatique (démultiplication des fonctionnalités, automatismes mécaniques, ouverture infinie de réseaux, mondialisation des échanges, etc. - et je n'expose que les aspects les plus objectifs) s'opposent toutes frontalement à la culture scolaire de l'instruction intellectuelle et de l'apprentissage de l'autonomie pratique de la pensée individuelle.

Je suis désolé, ma raison, ma pure raison, me pousse à bannir l'informatique de la notion d'école (primaire et secondaire bien sûr). Il me semble que le substrat primitif (école-loisir... cf. skholê) qui préside à celle-ci implique que l'institution scolaire soit le plus possible dénuée d'"outils" (laborieux).

L'informatisation de l'école paraît précisément le nouveau moyen (massif et puissant) de la prolétariser.

Cordialement,

Hussard Noir
http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/appen...

Essayons de préciser notre différend

Pour reprendre la très judicieuse distinction de E. Bulle, il faut savoir être moderne (disciple de Descartes par exemple) sans sombrer dans la modernisation( ayant toujours en tête que la nation la plus modernisée en 1939, c'était l'Allemagne nazie)
A la racine de cette dispute je crois qu'il y a une interprétation radicalement différente de "l'homme". Vous me semblez avoir une perspective essentialiste -il y a une nature humaine, de toute éternité fixée- quand moi je me rends aux raisons de A. Leroi-Gouhran("Milieu et techniques"; "le geste et la parole") et de John Maynard Smith ("la construction du vivant, gènes, embryons, évolution") -même si je ne nie pas qu'il y ait, concernant ces sujets, de vives controverses scientifiques, que mon incompétence m'interdit de juger.
Je précise que je ne partage pas l'idée d'un devenir unique de "l'homme": d'autres sociétés humaines ont choisi de développer d'autres potentialités et suivi d'autres voix et il faudrait le respecter -ce qui m'apparaît extrêmement compromis de nos jours avec "l'internatinalisme" juridique, économique, médiatique... (je partage sur ce point le pessimisme de Lévy-Strauss).

Un signe de ce que je ne fais que supposer m'apparaît être une sorte de nostalgie pour une école républicaine idéalisée - elle a eu aussi ses vices. Vous en tirez comme conséquence qu'il n'y a rien de "nouveau sous le soleil"; je crois au contraire, et j'espère ne pas trop trahir la pensée des concepteurs du site, que tout est à repenser à nouveaux frais - ce qui, je le rappelle une nouvelle fois, n'implique pas le renoncement à ce qu'il y a de meilleur dans la tradition, tant du point de vue du savoir que de l'enseignement. Qu'il y ait en chemin plus d'une aporie à affronter, je serai le premier à le concéder. Pour ne souligner qu'un des paradoxes qui hante l'école: on fait apprendre de moins en moins de savoirs structurés quand c'est toujours plus de savoirs qu'il faut transmettre; Pour ne prendre qu'un exemple, la physique a subi au cours du XXème siècle de tels développements qu'il est hallucinant que tous les élèves n'y soient pas initiés. Seul une connaissance des sciences peut éviter et le scientisme et la technophobie.

Souhaitant n'avoir pas trop préjugé de vos vues.
Cordialement.

Permanences et évolutions

Comme nous l'avons vu (Arendt, Kambouchner, etc.), l'école est une institution pétrie d'archaïsme. Elle suppose donc que les permanences l'emportent sur les évolutions. C'est pourquoi il est difficile selon moi de dire que l'école doit être une institution fondamentalement "moderne". Je postule donc qu'elle doit être plutôt "classique", et ce dans tous les sens du terme. (cf. http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/trois...)

Je n'ai pas, je pense, de la nature humaine la conception fixiste dont vous parlez. Je postule que les évolutions humaines ne sont utiles et bénéfiques que si elles partent d'une base permanente et stable. Dans ce sens, une institution trop évolutive se dégraderait par prolifération et dissipation ; une institution non évolutive moisirait et imploserait. J'opte pour un juste milieu. Et malheureusement, dans ce juste milieu, il n'y a pas de place pour l'informatique car elle ne reconnaît justement aucun milieu : elle phagocyte tout, décentre tout, envahit tout. Elle apparaît ainsi impropre au cadre scolaire méthodique et défini.

Je n'ai guère à idéaliser une école républicaine... car une école républicaine est par définition idéaliste. Au sujet de la fin de votre propos : l'école informatisée est précisément une école qui verse dans le technique et donc forcément moins dans le cognitif (donc l'épistémique).

Cordialement,

Le Hussard Noir
http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/home

Avec un peu de retard et mes excuses

Je crois que, sur ce qu'il y a de plus en péril dans l'enseignement, nous sommes, je parle à titre personnel,d'accord. Je veux dire que ce sont les humanités classiques qui sont le plus en danger car, dans ce monde de consommations culturelles, elles exigent patience et endurance (tout le contraire de la paresse intellectuelle et du "bling-bling" politiquement stupide, de l'utilité stérile, j'en passe et des pires), donc ne se vendent pas, et disparaissent -quand elles ne sont pas accusées d'être les racines du mal; ce ne sont sûrement pas les progressistes qui vont les défendre (la plus part de ces affreux n'a jamais rien lu de consistant ou alors, comme M.Meirieu, ils n'y ont strictement rien compris). C'est donc elles qu'il faut sauver de toute urgence (latin, grec, histoire...)dans le secondaire. C'est effectivement cette mémoire "du mort" qui est la plus malmenée par tous les crétins au pouvoir. Je maintiens seulement que l'idéal isocratique, qui n'a pas pris une ride, impose de s'intéresser, autant que faire se peut, à tous les savoirs et toutes les pratiques dignes d'attention ( celles que les maîtres et connaisseurs ont déterminées être telles). Quant aux rythmes, modalités et programmes, je suis par trop incompétent pour émettre un jugement pertinent. Cependant les pistes de travail, surtout pour le primaire -le plus affecté, ont été clairement et distinctement exposées par D. Kambouchner dans "Une école contre l'autre".
Derrière toutes ces batailles de clochers, il me semble qu'il ne s'agit que d'un combat pour sauver la possibilité de pensées libres - de penser.

Cordialement.

correction

Je n'ajoute aucune précision quoiqu'il en faudrait plus d'une; tout cela manque de rigueur; je ne puis cependant oublier que le prénom de E. Bulle n'est pas Elise mais Nathalie. Donc N. Bulle.
Mes excuses.