Crédits illustration

Le principe de l'illustration iconographique de skhole.fr est de faire appel à un artiste à chaque livraison, l'une de ses oeuvres accompagnant chacun des articles publiés. Nous espérons nouer de nombreuses et fécondes collaborations. Si vous désirez proposer votre travail pour l'iconographie de skhole.fr, n'hésitez pas à nous contacter.

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 Acteur majeur de la politique artistique et culturelle des ces dernières décennies en France, Claude Mollard expose depuis les années 2000 son travail de photographe. Il nous a fait le plaisir de nous laisser choisir parmi ses photographies pour illustrer la livraison XIV qui inaugure 2012. Nous avons jeté notre dévolu sur la magnifique série Les Stellaires de 2008 et 2009. Pendant des Origènes, dans lesquels Claude Mollard montre à quel point la nature recèle toujours déjà les traces de notre humanité, les Stellaires décrit une trajectoire inverse. Partant de notre environnement urbain, Claude Mollard lui confère une dimension à la fois naturelle et abstraite. Ses photographies nous apparaissent à la fois familières et lointaines, évoquant aussi bien l'univers rétrofuturiste des jeux vidéos 80's et de la science-fiction, les lignes d'ondes quantiques ou l'explosion d'une supernova. Univers étranger, voire hostile - in space no one can hear you scream - et bizarrement palpable, les Stellaires préfigurent le futur toujours plus électronique de notre perception. L'ensemble du travail de Claude Mollard est accessible sur son site : www.claudemollard.fr.

« Les " Stellaires " sont des paysages cosmiques. Ils relient l'infiniment petit et l'infiniment grand. Chaque jour, chaque seconde, naissent et meurent des étoiles. Nous le savons, nous ne le voyons pas. Les "Stellaires" donnent à voir la naissance et la vie de ces étoiles. Si les "Origènes" nous renvoient à nos origines, les stellaires évoquent le présent et le futur de l'univers.



Le face-à-face des " Origènes " et des " Stellaires " oppose nos racines les plus enfouies et les germinations les plus éthérées, les plus lointaines du monde. Le regard des "Origènes" sur les paysages cosmiques est empreint de scepticisme ou d'interrogations. Sous la voûte des étoiles, ils apparaissent comme les gardiens de la sagesse et de la permanence. Les "Stellaires" leur opposent leurs folies et leurs emballements. De là l'effroi qui se lit parfois sur leurs "visages d'avant les dieux" (...).

Ils offrent deux points de vue différents, voire opposés, sur le monde : celui qui demeure et celui qui file. Mais si les " Stellaires " nous suggèrent une direction, les " Origènes " nous rappellent la question primordiale du sens. Car ils n'ont pas fini de scruter les étoiles filantes. Et de tenter de les capturer avec les filets de leurs regards qui comprennent si bien ».

 

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Julie Clément illustre la livraison XIII de l’automne 2011, avec quatre œuvres extraites de la série Instants Suspendus, photographies réalisées en argentique au moyen format. Photographe plasticienne, diplômée de l’école nationale supérieure d’art de Bourges en 2003, elle se consacre ensuite à l’enseignement de la photographie argentique et des arts plastiques dans une école privée de photographie nomade. Elle partage son temps entre la France et le Mali. A partir de 2007, elle poursuit son travail de photographe plasticienne à Marseille, en collaboration avec d’autres artistes - un designer, une créatrice de bijoux et un metteur en scène. Elle vit et travaille aujourd’hui à Rabat. Pour découvrir le reste de son travail, vous pouvez visiter son  site :    www.julieclement.fr

   « Comme si l’acte de photographier effaçait un peu plus. J’ai peine à braquer mon objectif sur autrui sans trouver que cela s’apparente à une forme violente. Marcher, attendre, rester des heures durant au même endroit. Saisir à cet instant précis, à travers cette vieille boite photographique, d’un clignement de tête, comme une prière, un salut ou un merci respectueux. Une distance, teintée de pudeur et de discrétion, vient sans bruit, ou si peu, révélée de ces instants suspendus. »

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Né en 1939, Gérard Fromanger est  l'un  des principaux initiateurs de la "figuration libre" et s'est imposé rapidement comme un peintre français majeur à l'échelle internationale. Il nous a fait honneur de nous laisser choisir à notre gré parmi ses oeuvres pour illustrer cette livraison XII de l'été 2011. Nous avons décidé de prendre comme fil conducteur l'un des thèmes qui traverse son travail : l'inscription de l'individu en milieu urbain. Présentes dès les années 60, ces silhouettes paradoxales, souvent constituées de simples à-plats, oscillent entre anonymat et indifférenciation générés par le flux incessant de la jungle des villes, et singularité irréductible, immanquable visuellement, physiquement. On les retrouve, sous une forme, toujours plus épurée, dans les travaux les plus récents de Gérard Fromanger, continuant par là une réflexion lucide et profonde sur l'identité moderne, tiraillée entre uniformisation et invention de soi. Dans ce contexte, la rue apparaît comme un dispositif de répartition des flux et donc de contrôle, mais aussi un milieu de vie qui échappe toujours à ces tentatives de standardisation. Ce réinvestissement critique et lucide, à l'heure où la rue, dans bien des endroits, se repolitise, nous paraît plus que jamais pertinent.

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Cet article de Télérama : Comment la France est devenue moche, décrit les évolutions récentes, et plutôt catastrophiques, en matière d'urbanisme ces 40 dernières années."Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites. Avec un formidable coup d'accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l'étalement urbain le plus spectaculaire d'Europe : tous les dix ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle"."L'urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d'une émission guimauve (le centre muséifié). Cette périurbanisation vorace s'opère en silence – les revues d'architecture l'ignorent". Cet article a donné lieu à un atelier photographique en ligne : Laid-xagone, riche des contributions des internautes. Nous avons choisi certaines de leurs photos, bizarrement belles au vu de la laideur du sujet, pour illustrer cette livraison XI de février 2011

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Claude Stassart-Springer, qui illustre la livraison X d'octobre 2010, est plasticienne et illustratrice pour les éditions La Goulotte. Elle grave et imprime elle-même les livres qu'elle illustre, en utilisant la technique du linoléum. Ces livres sont le fruit de collaborations avec des écrivains comme Valérie Rouzaud, Jacques Réda, Guy Goffette ou encore Jean-Pirotte. La relation non-hiérachique entre ces textes inédits et les illustrations fait de ces livres édités en tirage limité de véritables oeuvres d'art. Les images de cette livraison sont tirés d'Alphabet, dans lequel Claude Stassart-Springer typographie un texte inédit de Raymond Queneau. Vous trouverez le catalogue complet des éditions La Goulotte, ainsi que des informations complémentaires, à l'adresse suivante : http://editionsdelagoulotte.c.la.

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Didier Blondeau illustre la livraison IX de juin 2010, avec quatre oeuvres extraites de la série Bois croisés (plume et encre de chine). Artiste plasticien, diplômé de l'école régionale des Beaux-arts de Besançon, illustrateur indépendant depuis 2003, il vit et travaille à MarseilleSi vous souhaitez découvrir le reste de son travail, vous pouvez visitez le site www.didier-blondeau.fr. Le blog Millefeuilles (www.didiyeah.over-blog.com) présente une sélection par ses soins de dessins d'artistes contemporains des plus intéressantes.

"D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé dessiner. J'essaie de diriger mes observations comme matière même de mon travail. Bois Croisés est une série de dessins en cours, réalisés à l'encre de chine qui repose sur une dialectique entre le perçu, l'aperçu et l'inaperçu. Une vision écrite de morceaux de nature, de petits riens d'événements. Une collision dialectique de différents états du dessin, c'est à dire que petit à petit la réalisation naturaliste de celui-ci est venue se juxtaposer, combiner, improviser sur la même feuille à des évènements antérieurs: ratures, notes, accidents."