13. Béatrice Finet - Recension - N. Benhamou, Erckmann-Chatrian, conteurs et moralistes, Paris : Les Belles Lettres, 2020, 412 p.

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Béatrice Finet - Recension

N. Benhamou, Erckmann-Chatrian, conteurs et moralistes, Paris : Les Belles Lettres, 2020, 412 p.

L’essai que vient de publier Noëlle Benhamou est un ouvrage important, qui mérite qu’on prenne le temps de s’y arrêter. L’auteur, spécialiste reconnue du XIXe siècle, travaille à sortir de l’injuste oubli dans lequel était tombé ce duo inégalé et à lui redonner toute sa place dans le paysage littéraire français. Cet ouvrage, très bien écrit, se lit facilement et explore avec précision toutes les facettes de cette œuvre foisonnante et originale. Elle montre combien l’apparente simplicité de la lecture cache la complexité de l’écriture, ce qui contribue à en faire une œuvre inclassable. Tel un kaléidoscope cette œuvre se laisse difficilement saisir dans son entièreté : à peine le lecteur critique a-t-il cru pouvoir lui assigner un genre qu’au détour d’un paragraphe, d’une nouvelle ou d’un conte elle lui offre le plus sérieux démenti, ruinant et remettant en cause sa lecture.

C’est pourtant ce défi que tente de relever l’auteur en prenant l’œuvre « à bras le corps » et en nous livrant une analyse minutieuse et structurée. L’essai est organisé en quatre parties distinctes « L’Art du conte », « Entre fantastique et didactisme », « Dire l’histoire d’hier et d’aujourd’hui », « Édifier et divertir le peuple ». Cet ambitieux travail est complété par de riches annexes dont l’une est consacrée aux adaptations des œuvres à la télévision française et la seconde propose la liste complète des différentes adaptations. Outre, la présentation d’un inédit, « Le Paralytique » en fin de volume, l’ouvrage se termine sur une riche bibliographie critique, qui témoigne de la précision du travail fourni par l’auteur. D’emblée cet ouvrage apparaît comme une somme importante qui fera date pour tous ceux qui s’intéressent à la littérature populaire, à la littérature de la fin du XIXe siècle et à l’œuvre d’Erckmann- Chatrian.

 

Dès l’introduction, Noëlle Benhamou, tout en rappelant l’originalité de cette œuvre, souligne les malentendus dont elle a été victime et qui ont contribué à la faire tomber dans l’oubli. Elle est d’abord le fruit d’une collaboration entre deux auteurs qui va durer pendant une quarantaine d’années. Ces auteurs, contrairement aux expériences d’écriture collective que l’on peut rencontrer parfois dans la littérature, ne sont unis par aucun lien de parenté (comme c’est le cas pour les frères Goncourt, la fratrie Delly ou encore Colette et Willy…). Ce travail littéraire d’envergure qui fut reconnu en son temps est ensuite totalement tombé dans l’oubli. N. Benhamou évoque les différentes raisons de cette absence et montre combien il fut injuste. Émile Erckmann et Alexandre Chatrian ont en effet souffert des étiquettes qu’on leur a collées et qui sont bien souvent réductrices : auteurs régionalistes, auteurs populaires, auteurs réalistes, auteurs engagés, … Elle montre combien ces étiquettes enferment l’œuvre et empêche de la lire dans toute sa richesse, d’autant que, sous contrat avec l’éditeur Hetzel, le duo a également été assigné au rang d’écrivains pour livres d’école ou encore pour les enfants. L’analyse de Noëlle Benhamou, s’appuyant sur l’œuvre dans son intégralité, la correspondance des deux auteurs, les essais d’Émile Erckmann[1] et les critiques de leurs contemporains permet de lever avec succès tous ces malentendus, ce qui rend cet ouvrage incontournable.

Le titre « Erckmann-Chatrian, conteurs et moralistes » refuse d’emblée toute exclusion :  cette œuvre ne saurait en effet être réduite à un seul genre, elle est multiple. L’auteur, dans chacun des chapitres, se livre à un examen minutieux de ses différentes facettes. Son travail s’appuie sur la lecture d’une soixantaine d’œuvres[2], ce qui lui permet d’analyser tour à tour les différents éléments qui la composent : la fantaisie, le fantastique, la légende et le conte ; le darwinisme, le réalisme, l’idéalisme ; la morale laïque et la morale républicaine, l’éducation du peuple et le patriotisme, en soulignant à chaque fois combien ces éléments s’enchevêtrent dans une écriture simple et un style limpide. La distinction n’est pas aisée et N. Benhamou souligne la « "porosité" des frontières entre les genres : récit de voyage, allégorie, conte merveilleux, conte philosophique, apologue »[3]. Le dénominateur commun à l’ensemble de l’œuvre, ainsi que le rappelle N. Benhamou dès l’introduction, est la volonté de transmettre : « dans toute leur production domine l’art du conte, car le narrateur premier ou second se fait conteur. […]il a acquis une expérience de la vie qu’il transmet à un plus jeune[4]. » Se retrouve ici la définition donnée du narrateur par Walter Benjamin[5]. Selon le critique allemand, le narrateur transmet une expérience et c’est l’accès à la modernité qui, selon lui, aurait totalement gommé ce rôle et cette transmission. Dès lors, il est possible de se demander si cet « effacement du narrateur » ne pourrait pas être une des raisons de l’effacement des deux auteurs de notre culture commune.

Ce souci de la transmission n’est pas le seul fait du duo ; nombre de leurs célèbres contemporains, tel Victor Hugo, partagent cette préoccupation. Par ailleurs, on ne peut lire cette œuvre sans penser au contexte politique et historique de son émergence : le duo est à la fois contemporain de Ferdinand Buisson, des récits des guerres napoléoniennes, de la Commune et de l’annexion de l’Alsace Lorraine. Le choix de la forme courte : conte, nouvelle ou court roman, participerait de cette volonté de transmettre. Noëlle Benhamou souligne ainsi que « la nouvelle concentre les émotions[6] », que la fiction permet de raconter des événements historiques afin de « les maintenir vivants dans la mémoire collective »[7], et que « comme une photographie, ou plutôt une eau-forte de Callot, le texte littéraire livrerait donc le négatif de l’existence, et une mise en garde contre ce qui pourrait arriver au lecteur s’il ne suivait pas les préceptes élémentaires pour devenir un honnête homme. [8]». Sont tour à tour offerts au lecteur des récits fantastiques ou historiques qui mettent en scène des exemples de justice et d’injustice, de comportements honnêtes de façon à lui permettre, c’est le pouvoir de la littérature, de se faire une idée de la vie bonne, sans que le discours ne tourne à la leçon de morale.

C’est donc une œuvre populaire qu’élaborent au fil des années et des publications les deux auteurs. Populaires dans la mesure où elle s’adresse au plus grand nombre et où une grande partie de ces récits sont publiés en feuilleton, où certains textes sont adaptés pour le théâtre (rappelons qu’à la fin du XIXe siècle le théâtre est un art populaire) et où nombre de ces textes sont accompagnés d’images, à la demande de l’éditeur Hetzel. Noëlle Benhamou prend ainsi le temps d’analyser les enjeux des adaptations théâtrales et des illustrations qui viennent compléter le travail d’écriture. Elle montre comment cette volonté de servir le peuple et de contribuer au progrès moral de la société irrigue le travail des deux auteurs dont le but est tout à la fois d’instruire et de former le lecteur. C’est bien une œuvre populaire au sens noble du terme que les deux auteurs élaborent au fil de cette longue collaboration.

Enfin, l’auteur complète ce travail d’envergure en rappelant la façon dont l’œuvre fut reçue par les contemporains. Si elle rappelle dans un premier temps la parenté entre les premières œuvres et celle d’Hoffmann, ce n’est que pour souligner dans un second temps combien ils se sont rapidement affranchis de ce modèle. Émile Erckmann et Alexandre Chatrian ont en effet écrit des contes fantastiques, mais ils se sont surtout occupés de les destiner au peuple. Ce caractère populaire de l’œuvre sera souligné par Barbey d’Aurevilly qui, tout en déniant à l’œuvre un caractère fantastique, reconnaît au duo la capacité et la justesse des retranscriptions de l’âme humaine et des paysages. Elle montre également que si Émile Zola ne fut pas tendre avec le duo, les auteurs lorrains reçurent en revanche le soutien d’illustres contemporains, au nombre desquels on compte A. de Lamartine, V. Hugo et G. Sand. Cette mise en perspective des critiques permet de comprendre ce qui se joue à savoir le rapport au peuple : l’adjectif « populaire » ne vient pas ici amoindrir l’œuvre et son sens, mais lui donne ses lettres de noblesse.

L’essai de Noëlle Benhamou se révèle original et important. Original dans sa tentative d’explorer tous les genres convoqués par les auteurs dans cette œuvre foisonnante. Important par le soin méticuleux apporté à l’analyse, si bien qu’il constitue une aide incontournable pour les enseignants de français de collège et de lycée. Les contes et nouvelles d’Erckmann-Chatrian peuvent en effet être proposés dès le collège en intégralité aux élèves et ce pour plusieurs raisons. Ce sont des textes littéraires qui permettent à chaque lecteur d’aborder la richesse symbolique de la littérature, l’intertextualité et ce sont aussi des textes courts. Dans les classes où les élèves sont de plus en plus éloignés de la lecture, cette œuvre facile d’accès peut être un moyen pour les enseignants de réconcilier les élèves avec la lecture et la littérature.

Je pense par exemple au conte Hugues-le-loup. C’est un texte relativement court, (80 pages environ), découpé en 13 courts chapitres, qui tient le lecteur en haleine jusqu’au dénouement. Ce texte permet d’initier les élèves de collège au genre fantastique, tout en leur proposant une langue simple et limpide qui permet à chaque lecteur d’entrer aisément dans sa lecture. Les auteurs ont su en effet proposer un texte qui happe le lecteur et s’adresse directement à son intelligence : les descriptions poétiques et réalistes de la nature environnante, la caractérisation précise de chaque personnage, les indices qui mènent le lecteur sur la piste du dénouement final et la construction rigoureusement symétrique du récit. On pourrait aisément proposer ce texte en lecture autonome et guidée à des plus jeunes ou en lecture suivie en invitant chacun à imaginer l’épisode suivant et/ou le dénouement. Il y a fort à parier que l’on pourrait mener de jeunes lecteurs sur le chemin de la lecture et de la littérature avec ce conte, dont un des mérites (et ce n’est pas le moindre) permet de faire découvrir de nouveaux auteurs de qualité aux collégiens.

Notons que l’auteur a fait paraître simultanément une nouvelle édition critique des contes et nouvelles chez le même éditeur[9]. Ce volumineux ouvrage (il comporte 37 contes, nouvelles et romans du duo), permettra à chacun de se faire une idée précise de la richesse et de la diversité de l’œuvre des deux auteurs lorrains.

 

Entretien avec Noëlle Benhamou

 

Noëlle Benhamou a accepté de répondre à nos questions et nous l’en remercions :

·    Comment en êtes-vous venue à travailler sur Erckmann-Chatrian ?

NB : Ma mère étant d’origine alsacienne et bavaroise, j’ai entendu parler des œuvres d’Erckmann-Chatrian depuis ma plus tendre enfance. Elle m’avait vanté le roman L’Ami Fritz et les contes fantastiques. J’ai même failli leur consacrer ma thèse – il y en a eu trois en un siècle ! – mais je me suis tournée vers Maupassant que j’appréciais depuis longtemps et que je connaissais mieux. Je le regrette un peu car les rares mémoires de Master qui évoquent Erckmann-Chatrian sont à corpus multiple et n’analysent pas l’œuvre du duo pour elle-même. Souhaitant « sortir » un peu de Maupassant, je me suis tournée vers les contes fantastiques d’Erckmann-Chatrian que j’ai dévorés, puis je me suis procuré tous les volumes de l’édition Pauvert datant des années 1960 que j’ai achetés chez des soldeurs de livres et sur des brocantes. Les romans nationaux – Histoire d’un conscrit de 1813, Waterloo, Madame Thérèse, Le Blocus – mais aussi les œuvres plus tardives – Le Brigadier Frédéric, histoire d’un Français chassé par les Allemands, Le Banni – m’ont beaucoup plu. Ils contiennent tous un message moral et civique qui fait le charme de l’œuvre.

·    Qu’aviez-vous en tête lorsque vous avez rédigé cet essai ?

NB : Je souhaitais remettre l’œuvre d’Erckmann-Chatrian au goût du jour. J’avais un boulevard devant moi puisqu’il existe très peu d’ouvrages critiques, à part un essai majeur tiré d’une thèse et paru aux Belles Lettres en 1933, une brève biographie publiée chez Gallimard en 1989, deux actes de colloques (1999 et 2004) et un numéro spécial de la revue Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire (2009) que je leur avais consacré. Je voulais montrer combien Erckmann-Chatrian font passer leurs préceptes moraux dans leur fiction sans que celle-ci soit altérée. Les différents messages véhiculés par l’histoire appartiennent à la poétique de ces textes et leur donnent un caractère universel.

·    Selon vous quelle est l’originalité de l’œuvre d’Erckmann-Chatrian ?

NB : Erckmann-Chatrian sont des Européens avant l’heure. Leur œuvre évoque tous les sujets, dont certains sont encore d’actualité : la place des tsiganes dans notre société, l’importance de l’école pour créer les citoyens de demain, l’horreur de la guerre, la relation privilégiée de l’homme avec la nature qui l’entoure, le respect des anciens, porteurs de la mémoire collective, etc.

·    Pensez-vous que cette œuvre qui semble s’adresser aux adultes, puisse néanmoins être donnée à lire aux plus jeunes dans la mesure où elle est qualifiée de « populaire » ? Qui aujourd’hui peut lire et apprécier cette œuvre ?

NB : Les œuvres d’Erckmann-Chatrian s’adressent à tout le monde, mais, jusque dans les années 1950, leurs écrits étaient accessibles aux élèves et leurs livres étaient offerts en prix dans la collection rouge Hetzel : L’Ami Fritz et Histoire d’un conscrit de 1813 notamment. Des extraits apparaissaient aussi dans les manuels scolaires. En 2013, un éditeur alsacien, Callicéphale Éditions, a publié sous forme d’album et de kamishibaï le conte « Myrtille » destiné aux enfants de 8/9 ans. C'est l’histoire d’une petite bohémienne adoptée par une famille mais qui retournera auprès des siens. Les contes, comme Hugues-le-loup, peuvent être lus par des élèves de collège qui en apprécieront le fantastique. Cette œuvre était d’ailleurs éditée, au début des années 2000, dans la collection Librio. Mais elle est maintenant épuisée et j’aimerais bien qu’elle soit rééditée à destination d’un public scolaire. Les adultes aimeront sûrement les romans historiques, telles Histoire d’un conscrit de 1813 et sa suite Waterloo, qui font vivre les batailles napoléoniennes par l’intermédiaire d’un jeune Phalsbourgeois, Joseph Bertha, qui aurait dû être exempté à cause de son infirmité – il est boîteux – mais est finalement déclaré bon pour le service et tire le mauvais numéro. Les historiens de l’époque de l’Empire lisent d’ailleurs toujours avec intérêt les œuvres du duo lorrain, très bien documentées, quoique moins connues que La Chartreuse de Parme. L’Ami Fritz, roman champêtre, et les romans historiques ont figuré au catalogue du Livre de Poche jusqu’à la fin du XXe siècle. De petits éditeurs de province rééditent parfois ces titres, difficiles d’accès à part en version numérisée sur Gallica. C'est pourquoi j’ai voulu rééditer trois recueils de contes – Contes fantastiques, Contes de la montagne et Contes des bords du Rhin – et trois romans célèbres en leur temps – L’Ami Fritz, Histoire d’un conscrit, Waterloo – en proposant un apparat critique qu’ils n’avaient jamais connu. Je remercie d’ailleurs Caroline Noirot, des Belles Lettres, pour avoir accueilli mon projet dans sa maison d’édition.

·    Comment caractériseriez-vous ce type d’écriture ?

NB : Émile Erckmann voulait s’adresser au plus grand nombre donc son écriture est fluide et très visuelle. Il allait vers la simplicité car il souhaitait obtenir une écriture assez facile à lire pour les personnes de toutes les classes sociales. Même si le texte comprend des mots de patois, il est néanmoins accessible. Il comporte également beaucoup de dialogues. Les œuvres étaient publiées dans la presse de l’époque puis dans des fascicules bon marché, que les lecteurs reliaient ensuite eux-mêmes.

·    Vous avez créé un site consacré au duo lorrain. Pourquoi ? Quels sont les visiteurs de ce site ?

NB : J’avais déjà créé un site sur Maupassant en 2004 et je connaissais les difficultés d’une telle entreprise. Je savais aussi ce que je voulais et pouvais réaliser avec un nouveau site. Il n’existait pas de site consacré à ces auteurs et, à l’occasion des 110 ans de la mort d’Émile Erckmann en 2009, j’ai lancé le site http://www.erckmann-chatrian.eu afin de mieux faire connaître les auteurs et leurs œuvres. Internet permet un espace infini et touche beaucoup de personnes dans le monde entier – les Anglo-saxons lisent encore Erckmann-Chatrian –, et j’ai pu ainsi mettre en ligne une biographie, une bibliographie évolutive, une liste des œuvres, une partie Actualités, des documents (articles de réception contemporaine des auteurs), une liste d’adaptations, etc. Pour le mois de décembre 2020, il y a eu environ 1 000 visites, ce qui n’est pas mal pour des auteurs tombés dans un oubli relatif. Le site donne une visibilité à ces écrivains et a largement inspiré les pages Wikipédia qui leur sont consacrées. Un site peut toucher tous les publics et être régulièrement mis à jour.

 

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Liens internet:

 

L'ouvrage de N.Benhamou et l'édition procurée par elle des œuvres d'Erckmann-Chatrian sont édités aux Belles-Lettres:

 

https://www.lesbelleslettres.com/livre/4348-erckmann-chatrian-conteurs-et-moralistes

 

https://www.lesbelleslettres.com/livre/4349-oeuvres

 

Autres:

 

http://www.erckmann-chatrian.eu

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k647034/f8.item



NOTES

 

[1] Quelques mots sur l’esprit humain 1880, L’Art et les Grands idéalistes 1885.

[2] Les œuvres analysées sont Crispinus ou l’histoire interrompue, La Lunette de Hans Schnaps, L’Héritage de mon oncle Christian, La Vision de M. Nicolas Poirier, La Voleuse d’enfants, Le Rêve de mon cousin Elof, L’Esquisse mystérieuse, Le Combat de coqs, La Pêche miraculeuse, Le Tisserand de la Steinbach, La Tresse noire, Le Combat d’ours, Les Bohémiens, Les Fiancés de Grinderwald, Le Chant de la tonne, Le Bouc d’Israël, Le Grand-père Lebigre, L’Araignée-crabe, Schinderhans, Le Juif polonais, Le Rêve d’Aloïus, Le Violon du pendu, Le Bourgmestre en bouteille, Le Blanc et le Noir, Hans Storkus, L’Œil invisible ou l’Auberge des Trois Pendus, La Montre du doyen, Les Trois Ames, Hugues-le-loup, La Maison forestière, L’illustre Docteur Matheus, Une nuit dans les bois, Messire Tempus, L’Inventeur ou l’oreille de la chouette, Le Talion, Le Coquillage de l’oncle Bernard, Le Cabaliste Hans Weinland, Le Trompette des hussards bleus, Le Capitaine Rochart, Les Trois amoureux de la grand-mère, Les Papiers de Madame Jeannette, Pourquoi Hunebourg ne fut pas rendu, Le Passage des Russes, Les Bohémiens sous la révolution, Le Brigadier Frédéric, histoire d’un Français chassé par les Allemands, Le Secret des monarchiste, L’Ami Fritz, La Reine des abeilles, Gretchen, Histoire d’un sous-maître, Histoire d’un conscrit de 1813, Maître Daniel Rock.

 [3] p.103.

[4] p.10.

[5] W. Benjamin, « Le Narrateur » in Écrits français, Paris : Gallimard, 2011, p.270 « Ce que le narrateur raconte, il le tient de l’expérience, de la sienne propre ou d’une expérience communiquée. Et à son tour ou d’une expérience de ceux qui écoutent son histoire. »

[6] p.138.

[7] p.138.

[8] p.119.

[9] Erckmann-Chatrian Œuvres Édition par Noëlle Benhamou, Paris : Les Belles Lettres, 2020.

 

 

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